A quoi ressemble un rucher ? |
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Rucher moderne
C'est un ensemble de ruches, disposées à proximité
d'un point d'eau, dans de bonnes conditions (généralement
avec une orientation vers le Sud) et sur un terrain offrant une végétation
mellifère.
Bien entendu, ce n'est pas le type de rucher qui intéresse principalement
Apistoria... |
Rucher moderne (Irlande, comté de Sligo) -
Photo © A. Daron |
Les ruchers anciens avaient comme but soit d'offrir une protection contre le
vol des ruches, soit d'améliorer le confort des habitantes (en les isolant
de la rudesse des conditions climatiques), voire les deux.
Ces vieux ruchers sont en voie de disparition, et un des buts d'Apistoria est
d'en établir des inventaires et d'agir auprès des propriétaires
et des autorités responsables pour essayer d'en assurer la conservation.
Mur à abeilles de Saint-Pierre-des-Canons
(Bouches du Rhône) - Photo © A. Daron |
Mur à abeilles
C'est une structure orientée plutôt vers le Sud, et dans laquelle
ont été aménagées des niches. Il peut s'agir
d'un mur de soutènement ("terrasse", "restanque",
"planche", ou autre appellation locale), d'un mur d'une habitation,
voire du mur d'un enclos.
Chaque niche abritait une ruche, qui était ainsi isolée
du sol et bénéficiait du rayonnement thermique de la pierre. |
Enclos à abeilles
On en trouve beaucoup dans la vallée de la Roya (Alpes Maritimes),
où ils sont bâtis sur une pente et ont une forme caractéristique
de fer à cheval. L'enclos est globalement orienté vers le
Sud, afin que les ruches bénéficient de la chaleur du Soleil.
Des banquettes de pierres accueillent les ruches, et très souvent
un petit escalier facilite les déplacements à l'intérieur.
Une porte permettait à l'apiculteur d'accéder aux précieuses
ruches, tout en en condamnant l'accès aux ours, qui étaient
encore présents dans la vallée, ou aux maraudeurs. Et les
troupeaux ne risquaient pas non plus de renverser une ruche.
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Enclos à abeilles dans le vallon de Mollières (Alpes Maritimes) - Photo © A. Daron |
Sorties de ruches placard (Puy de Dôme) - Photo © A. Daron |
Ruches placard Les ruches sont intégrées
dans le mur, que ce soit un bâtiment d'habitation, ou une construction
dédiée. L'apiculteur y accède de l'intérieur
du bâtiment.
Les abeilles peuvent circuler librement grâce aux fentes aménagées
au travers du mur, en face de l'entrée de la ruche. Les ruches
sont ainsi abritées des intempéries et des voleurs. |
Ruche placard, vue de l'intérieur du bâtiment
(Auvergne) - Photo © A. Daron |
De l'intérieur, la ruche placard porte bien son nom : deux petites
portes referment la ruche.
L'apiculteur peut ainsi, s'il le désire, ne prélever que la
moitié du miel produit en n'ouvrant qu'une seule des deux portes. |
Rucher troglodytique
L'environnement est mis à profit pour protéger les ruches :
qu'il s'agisse d'un surplomb rocheux ou bien d'une cavité (naturelle
ou creusée par l'Homme), les ruches sont mises à l'abri des
intempéries ou des vols. |
Rucher troglodytique de Cappadoce (Turquie). Le
désir de protéger les ruches du pillage est évident
: la hauteur de la porte d'entrée par rapport au sol ne laisse
aucun doute ! - Photo © G. Roussel
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Rucher dans les arbres, au Mali - Photo © B. Chevet
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Les ruches tressées sont suspendues dans les arbres, par exemple
des baobabs. La récolte également est très différente
de ce qui se pratique dans nos contrées : la ruche est décrochée
et remplacée par une autre ruche identique, mais vide. La ruche
décrochée est tapotée pour en faire sortir les abeilles,
qui iront se réfugier, du moins on l'espère, dans la nouvelle
ruche, placée exactement dans la même position que l'ancienne.
Ce type de rucher est toujours en activité de nos jours.
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